Il existe d’autres pays en dehors de l’Amérique latine où l’espagnol est considéré comme deuxième ou troisième langue officielle. Découvre-les dans notre série d’articles dédiés à la pratique de l’espagnol dans différents pays du monde en dehors de l’espagne et de l’Amérique du Sud. Celui-ci aborde la pratique de cette langue latine dans un célèbre pays du Maghreb : le Maroc ! Nos professeurs d’espagnol te souhaitent une bonne lecture et une bonne écoute !
L’espagnol est une langue historique au Maroc
En dehors des pays d’Amérique latine, l’espagnol reste une langue pratiquée dans une sélection de pays à travers le globe. Dans cet article, nous nous penchons sur l’espagnol au Maroc, pays d’Afrique du Nord.
Pour la petite histoire…
L’Espagne est devenue indépendante du peuple Arabes à la fin du XVe siècle. Avant, les espagnols étaient présents dans diverses parties du territoire marocain. En tension avec les gouvernements arabe et français tout au long de cette période, l’Espagne y compte deux villes autonomes : Ceuta et Melilla où la langue officielle est l’espagnol.
NB : aujourd’hui, beaucoup de marocains traversent quotidiennement la frontière pour y travailler ou y étudier. Ces échanges transfrontaliers renforcent l’usage de la langue espagnole et créent un environnement multiculturel où l’espagnol, bien qu’international, devient presque une langue locale.
L’usage de l’espagnol était particulièrement prédominant à l’époque du protectorat espagnol entre 1912 et 1956 dans le nord du Maroc.
Les villes comme Tanger, Tétouan, ou Chefchaouen ont été profondément marquées par cette présence espagnole. D’ailleurs, l’espagnol y est resté une langue couramment parlée, même après l’indépendance du Maroc en 1956.
Dans le nord du pays, surtout dans les zones proches des enclaves espagnoles, tu verras qu’il est utilisé couramment dans les commerces, les administrations locales et même dans les relations sociales.

Les freins à l’expansion de l’espagnol malgré un intérêt de la jeune génération
L’espagnol connaît un regain d’intérêt parmi les jeunes. Dans les grandes villes comme Casablanca ou Rabat, plusieurs établissements privés et écoles de langue proposent des cours d’espagnol. L’espagnol y est perçu comme une langue moderne et un atout sur le marché du travail. L’une des raisons pour lesquelles l’espagnol est choisi par beaucoup d’étudiants marocains est la facilité d’accès aux ressources pédagogiques. En effet, l’Espagne est géographiquement très proche. Ce pays offre une grande variété de bourses et d’opportunités pour étudier dans des universités espagnoles.
Des jeunes marocains choisissent même l’espagnol comme langue secondaire, après le français, ce qui montre à quel point la langue est perçue comme un vecteur de mobilité sociale et professionnelle. Des films, des séries et des émissions espagnoles gagnent en popularité auprès des jeunes, ce qui renforce la diffusion de la langue à travers la culture populaire.
Cependant, il subsiste quelques freins à son expansion. En raison de la crise économique espagnole récente, l’immigration de la population des anciens protectorats français et les mesures éducatives du gouvernement arabe marocain pour apprendre l’anglais comme deuxième langue, ont affecté le statut de la langue. Dans les cours universitaires du pays, son apprentissage a fortement diminué. Aujourd’hui, l’Espagne se porte mieux. Un regain d’intérêt dans le système éducatif marocain est donc à prévoir.
Remarque : l’un des instruments de la présence politique espagnole pour enseigner la langue espagnole est la création de l’Institut Cervantes. Cet institut est chargé de promouvoir son utilisation dans les pays qui ont le plus besoin de son apprentissage. Mais ses frais de scolarité élevés et la présence de nombreuses académies moins chères ne lui ont pas donné l’élan nécessaire.
En revanche, il n’y a pas eu de soutien politique suffisant pour les habitants des villes de Sidi Ifni ou du Rif qui parlent l’espagnol comme instrument de résistance contre le français, ou encore les habitants de la région du Sahara en tension coloniale entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique qui, pour la plupart, ont abandonné l’espagnol au profit du français.

L’espagnol après l’arabe et le français ?
Malgré son importance, l’espagnol reste une langue moins pratiquée que l’arabe et le français. Ces dernières dominent le système éducatif et les institutions officielles du Maroc. L’arabe classique est la langue de l’État et de la religion, tandis que le français, héritage du protectorat français, est utilisé dans le domaine administratif, juridique et commercial. Cependant, cette situation pourrait évoluer dans les années à venir.
Le Maroc, tout comme d’autres pays du Maghreb, fait face à une question complexe concernant l’équilibre entre les différentes langues et les identités culturelles. L’espagnol, bien qu’il ne soit pas encore une langue officielle, pourrait voir son importance croître avec la montée en puissance des relations économiques et culturelles entre le Maroc et les pays hispanophones. L’espagnol pourrait aussi devenir un levier stratégique pour le pays, à la fois pour renforcer sa position sur la scène internationale et pour diversifier ses partenariats économiques.

L’espagnol dans les médias et la culture marocaine
L’influence de l’espagnol ne se limite pas seulement aux échanges commerciaux ou à l’éducation. Il est aussi présent dans la culture populaire marocaine. Les médias espagnols sont largement suivis, que ce soit à travers des chaînes de télévision, des journaux ou des radios. Des émissions espagnoles comme « Operación Triunfo » ou des séries comme « La Casa de Papel » sont très populaires au Maroc, et beaucoup de Marocains les regardent en version originale avec sous-titres en arabe ou en français.
L’espagnol est aussi une langue importante dans le domaine de la musique. Des artistes comme Alejandro Sanz, Shakira, ou Rosalía ont un énorme public au Maroc, et la musique en espagnol est omniprésente dans les playlists des jeunes. Les festivals de musique, qui accueillent des artistes internationaux, ont souvent une forte composante hispanophone, ce qui contribue à l’exposition de l’espagnol dans la culture locale.
Maintenant, entraine toi à la compréhension orale sur l’espagnol au Maroc avec le podcast ci-dessous ! 😉
Yamile Rojas López – Fondatrice de espagnolalamaison.com
Si vous voulez prendre des cours particuliers avec moi :
📩 contact@espagnolalamaison.com
📱 +33 9.72.22.17.78 / +33 7.77.75.04.03

Espagnol à la Maison a la certification Qualiopi !
Nous sommes heureux et très fiers de vous annoncer que Espagnol à la Maison a obtenu la certification QUALIOPI en tant qu’organisme de formation !!! 🥳🥳🥳 L’obtention de cette certification démontre l’investissement de notre équipe dans la qualité de nos prestations de...
¿Ser o estar en espagnol – être ou être ?
Etre ou ne pas être, telle est la question en espagnol Le verbe "être" est le verbe le plus présent dans toutes les langues, mais c'est aussi un des plus complexes à utiliser en espagnol. Qui parmi vous n'a pas été repris.e par votre professeur d'espagnol ou un natif...
Comment créer du lien avec tes proches quand tu ne parles pas la même langue ?
Tu as une belle famille ou une famille espagnole ? Si tu ne parles pas la langue de tes origines ou celle d’un proche, tu as peut-être déjà vécu ce moment où autour de la table tout le monde rit sauf toi ? 🙂 Une blague fuse en espagnol, les regards se croisent, les...
Test espagnol : quelle formule d’apprentissage est faite pour moi ?
Tu veux apprendre l'espagnol ou reprendre là où tu t'étais arrêté.e mais face à la multitude d'options, tu ne sais pas vraiment par où commencer. Cours particuliers, club de conversation, séjour linguistique, programme hybride… chaque formule a ses avantages, mais...
Pourquoi choisir un organisme certifié QUALIOPI pour apprendre l’espagnol ?
Quand tu décides d’apprendre l’espagnol, tu veux que ça serve à quelque chose et c’est normal. Tu veux comprendre, parler, voyager, peut-être travailler à l’étranger et surtout éviter de perdre du temps (et de l’argent) dans des formations peu sérieuses. C’est là...






